Accidents mortels dans les espaces confinés de navires

L’organisation syndicale Nautilus appelle à des actions concrètes suite aux nombreux accidents mortels lors de l'entrée dans des espaces confinés de navires. Au mois d’avril 2015, on a rapporté au moins 11 morts lors de tels accidents. Un mort à bord d’un navire de transport de pellets, quatre morts au Danemark et 3 morts le 11 avril 2015 au port d’Anvers.

Pour de plus amples informations, consultez les sites internet suivants:

Accident au port d’Anvers le 11 avril 2015

Le 11 avril 2015, trois dockers sont décédés dans la cale d’un navire transportant du charbon (du coke de pétrole plus précisément). Ces trois personnes étaient chargées de nettoyer la cale après déchargement du navire. Les tentatives de réanimation des trois travailleurs ont échoué.

Plus d’informations sur cet accident:

Les premiers résultats de l’enquête indiquent que les concentrations d’oxygène et de gaz n’étaient pas mesurées dans cet espace. Pour en savoir plus: Décès de trois dockers: l'accès à la cale pas sécurisé

Accidents lors de l'entrée dans des espaces confinés de navires

De nombreux secteurs, tels que la chimie, l’agriculture, la construction, etc. comprennent des activités comportant des risques liés à l’entrée dans des espaces confinés. Sur un navire aussi, il convient de prendre les précautions nécessaires avant d’entrer dans des espaces confinés.

En cette matière, de nouvelles dispositions, plus strictes, de l’Organisation maritime internationale (OMI) sont en vigueur depuis le 1er janvier 2015. Du matériel de sensibilisation a également été diffusé.

Plus d’information:

Il est possible de déclarer volontairement les accidents sur des navires, par exemple des accidents dans des espaces confinés, sur le site internet Maritime Accidents Casebook (MAC).

Articles du site internet du MAC sur des incidents lors de l’entrée dans des espaces confinés de navires:

Plus d’informations à ce sujet sur d’autres sites internet:

Ces articles ou études mentionnent différents cas généraux d’accidents mortels sur des navires, et indiquent les leçons que nous pouvons en tirer:

Quelques directives concernant l’entrée dans des espaces confinés de navires

Plusieurs organisations actives dans le domaine maritime ont édité différentes publications explicatives. Voici une liste non limitative:

Nettoyage de navires pétro-vraquiers

Les pétro-vraquiers, plus connus sous l'appellation anglophone OBO (Oil, bulk, ore), peuvent transporter les 3 types de cargaison que sont: le pétrole, le minerai et les marchandises en vrac. Pour passer d’une cargaison à un autre, il faut nettoyer la cale d’un navire. Pour contrôler ce nettoyage, il faut pénétrer dans ces espaces. Ce processus s’effectue selon les principes mentionnés ci-dessus.

Publications relatives au nettoyage des cargaisons:

International Maritime Solid Bulk Cargoes Code (Code IMSBC)

Les risques ne découlent pas uniquement de l’entrée dans des espaces confinés aux fins de nettoyage, mais peuvent aussi émaner de la cargaison elle-même. Le code IMSBC distingue 3 groupes. La houille (de même que le coke de pétrole) et les granulés de bois sont classés dans le groupe B, parce qu’ils peuvent réagir et libérer des gaz.

Publications relatives au coke de pétrole:

La cargaison la plus dangereuse est le minerai de nickel. Ce minerai peut devenir liquide pendant le transport en bateau et est classé dans le groupe A. En 2010-2011, ce phénomène a entraîné la perte de 4 vraquiers. Récemment, des navires ont été conçus spécifiquement pour ce type de transport. Un article à ce sujet: Eerste schip voor veilig vervoer van "gevaarlijkste lading ter wereld".

Le International Federation of Inspection Agencies (IFIA) a en 2017 élaboré une directive pour ce type de cargo pour le teneur en eau.

Questions parlementaires

Le travail portuaire, la sécurité dans les ports et les fumigations ont donné lieu à différentes questions parlementaires, dans le cadre ou non d’accidents ou d’incidents.

Quelques exemples sur ce site internet du centre de connaissance belge sur le bien-être au travail BeSWIC:

Plus d’information