La tendinite représente 30 % des maladies professionnelles

En 2016, le Fonds des maladies professionnelles (FMP), qui est fusionné depuis le 1er janvier 2017 avec le Fonds des accidents de travail (FAT) en Agence fédérale des risques professionnels (Fedris), a reçu 9.672 demandes pour reconnaître une maladie professionnelle. 2.973 d’entre elles concernaient une tendinopathie.

Les chiffres du FMP

Le chiffre de 9.672 demandes est en hausse de 1 % par rapport à 2015, où 9.609 demandes avaient été introduites auprès du FMP. Le Fonds a donné 3.100 décisions positives en réponse à ces requêtes. Parmi l’ensemble de ces victimes, 66 % ont reçu une indemnisation pour incapacité temporaire et 9 % ont gardé des séquelles des suites de leur maladie.

Tendinopathie

La tendinopathie est la pathologie pour laquelle les demandes de reconnaissance d’une maladie professionnelle et les réponses positives du Fonds des maladies professionnelles sont les plus nombreuses. En 2016, elle a représenté 2.973 demandes sur les 9.672.

Elle est aussi l’un des maux les plus reconnus par les médecins du travail. Ces derniers ont introduit 2.237 déclarations en 2016 et plus de 60 % concernaient ces troubles musculo-squelettiques.

La tendinopathie, plus communément appelée tendinite, est le terme général pour désigner les pathologies qui entraînent une souffrance d’un tendon. Les causes de cette inflammation sont souvent liées à des sollicitations trop importantes des muscles et à des mouvements répétés. À terme, une tendinite peut aboutir à une perte de la mobilité et une atrophie musculaire.

Autres maladies

À côté de la tendinopathie, le syndrome radiculaire au niveau de la colonne lombaire (1.593) et l’atteinte de la fonction des nerfs dus à la pression (1.472) viennent rejoindre le top 3 des demandes de reconnaissance d’une maladie professionnelle en 2016. On retrouve dans ces pathologies les problèmes de santé liés au canal carpien et au dos. Les requêtes liées aux maladies pulmonaires (864) et à la perte d’audition suite au bruit (537) restent, quant à elles, très importantes.

Demandes de reconnaissance

Dans le secteur privé, en 2016, 60 % des provenaient d’hommes. 66 % étaient introduites par la victime et 11 % par son médecin traitant. Dans le secteur provincial et local, c’est l’inverse. 60 % des requêtes provenaient de femmes. Il faut dire qu’elles y sont les plus représentées, notamment dans le domaine des soins de santé.

La moyenne d’âge pour une demande de reconnaissance est de 50 ans. C’est dans le Hainaut et à Liège qu’elles sont le plus introduites.

Décès

L’an passé, dans le secteur privé, 1.093 demandes ont été introduites pour la reconnaissance d’un décès lié à une maladie professionnelle. 934 ont été induits par l’inhalation de substances toxiques durant le travail, dont 577 concernaient la silicose, une infection pulmonaire provoquée par l’inspiration de particules de poussières dans les mines.

L’autre grand tueur est l’amiante. Depuis 2013, cette substance est la première source de décès pour la troisième fois en 4 ans. L’amiante et la silicose représentent à les deux 91 % des décès liés à une maladie professionnelle.

(Source: Sud Presse, 1er août 2017)

Plus d’infos

Les statistiques de 2016 sont disponibles sur le site de Fedris, dans la rubrique Publications > Rapports annuels statistiques.