Le travail sédentaire - un risque important pour notre santé musculosquelettique

Notre corps est conçu pour bouger et le travail sédentaire représente un risque considérable pour la santé et la sécurité au travail (SST), car il peut entraîner le développement ou l'aggravation de troubles musculosquelettiques (TMS) et d'autres problèmes de santé. En effet, 60 % des lieux de travail considèrent actuellement la position assise comme un facteur de risque.

Pourquoi est-il important de faire circuler le sang?

Les risques associés au travail sédentaire peuvent toucher tous les travailleurs qui passent des périodes prolongées en position assise ou debout, comme les employés de bureau, les ouvriers d'usine, les chauffeurs, les caissiers ou les vendeurs au détail, les croupiers de casino, les pompistes, etc.

L'importance de la position assise au travail est alarmante compte tenu des problèmes de santé associés au travail sédentaire et aux périodes prolongées d'assise. L'inactivité au travail peut provoquer ou aggraver des TMS, tels que des raideurs musculaires et des douleurs dorsales ou vertébrales. Elle peut également contribuer au développement de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d'obésité, de certains types de cancer, de problèmes de santé mentale et même de décès prématurés.

Il est donc essentiel que les travailleurs qui restent assis ou debout pendant de longues périodes collaborent avec leur employeur pour s'assurer qu'ils peuvent continuer à faire circuler le sang et l'oxygène.

Comment les employeurs peuvent-ils contribuer à atténuer le problème?

Il est dans l'intérêt de l'entreprise d'encourager les travailleurs à éviter les périodes prolongées en position assise ou debout, car la promotion de méthodes de travail saines et actives et la prévention des maladies à long terme peuvent stimuler la concentration et, par conséquent, la productivité. La plupart des mesures que les employeurs peuvent prendre sont petites, simples et rentables.

Par exemple, les employeurs peuvent envisager l'aménagement de l'environnement de travail dans l'optique de réduire le travail sédentaire. En plaçant stratégiquement certaines ressources, telles que les imprimantes et les poubelles, dans les zones communes, les employeurs peuvent s'assurer que les travailleurs doivent traverser le bureau pour y accéder. Les employeurs peuvent également fournir des équipements tels que des postes de travail assis-debout, des chaises ergonomiques qui permettent une assise dynamique, et des téléphones sans fil pour donner aux travailleurs la possibilité de marcher pendant les appels.

Les entreprises peuvent également envisager de modifier la culture d'entreprise afin d'intégrer davantage de mouvement dans les activités de travail. Par exemple, les employeurs peuvent introduire des pauses d'étirement obligatoires dans chaque réunion pour donner aux travailleurs l'occasion de bouger et d'étirer leurs muscles. Ils peuvent également donner aux travailleurs le contrôle de leur charge de travail, afin qu'ils sentent qu'ils peuvent faire des pauses lorsque cela est nécessaire.

Enfin, les employeurs doivent consulter les travailleurs en utilisant une approche participative afin de recueillir leurs idées et leurs suggestions. Les résultats de cette consultation peuvent ensuite constituer le cadre d'une politique ou d'une stratégie de prévention concrète. Toutes ces solutions ne seront pas pertinentes dans les scénarios de télétravail, mais les employeurs peuvent toujours fournir des équipements ergonomiques, encourager les étirements et, surtout, sensibiliser le personnel à cette question chaque fois que cela est possible.

Que peuvent faire les travailleurs eux-mêmes pour réduire le risque?

Les travailleurs doivent également assumer une certaine responsabilité pour rester actifs et éviter les risques pour la santé associés au travail sédentaire. Il est important que les travailleurs changent régulièrement de position entre la position assise, la position debout et les déplacements. Les travailleurs doivent se rappeler que l'opposé de la position assise n'est pas la position debout, mais le mouvement. Les travailleurs devraient également envisager de faire des micro-pauses toutes les 20 à 30 minutes pour se donner l'occasion de bouger, de s'étirer et de rétablir leur posture. En outre, il est fortement recommandé aux travailleurs de se lever et de bouger pendant 10 minutes après deux heures passées en position assise.

Les travailleurs peuvent également rechercher de petites occasions d'être plus actifs dans leur vie quotidienne, par exemple en prenant les escaliers plutôt que l'ascenseur, en marchant pendant qu'ils téléphonent et en faisant des pauses régulières pour s'étirer. Même en position assise, les travailleurs doivent changer régulièrement de posture et s'asseoir de manière "dynamique" en déplaçant de temps en temps leur poids d'un côté à l'autre ou en réglant le dossier de manière à pouvoir se pencher en arrière. Les conducteurs doivent s'arrêter pour faire des pauses régulières et sortir du véhicule pour manger, s'étirer, passer des appels téléphoniques et se reposer.

Pour réduire le risque de TMS, les travailleurs et les entreprises doivent travailler ensemble pour éviter les périodes prolongées de position assise. Il est important de se rappeler que notre prochaine posture est la meilleure et que la variété en termes de posture et de mouvement est essentielle.

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(Source: Healthy Workplaces Campaign: Sedentary work – an important risk to our musculoskeletal health)